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Extrait
de l'album
Les
parallèles se rejoignent.
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La
ligne d'arrivée. 
J'ai le souvenir flou
D'un stade ou d'une arène
Avec des gens debout
Moi, je naissais à peine
J'ai vu la main levée
Un coup de revolver
La course a démarré
Montre en main, ventre à terre
J'ai vu autour de moi
Se creuser des écarts
C'était chacun pour soi
Pas d'ami, bande à part
A la queue du peloton
J'assurais mes arrières
On tapait le carton
Entre retardataires
La ligne d'arrivée
Pourra bien nous attendre
Encore un million d'années
On a filé par les prés
Pieds nus dans l'herbe tendre
Fallait pas nous presser
Pour trois marches au podium
Combien de prétendants
J'vais pas me casser la pomme
Pour une coupe en fer blanc
Niquer la terre entière
Ecraser le voisin
Piétiner l'adversaire
Sans lui tendre la main
On nous bourrait le crâne
De ces devises idiotes
Et tout ce troupeau d'ânes
N'y voyait que carottes
Moi je mords la poussière
Pour goûter jusqu'à la lie
Le plaisir ordinaire
De vivre au ralenti
La ligne d'arrivée
Pourra bien nous attendre
Encore un million d'années
On a filé par les prés
Pieds nus dans l'herbe tendre
Fallait pas nous pousser
On s'est payé le luxe
D'abandonner la course
Mais le jour où Pollux
Castor et la Grande Ourse
Eteindrons les lampions
Nous fermerons le bal
Et nous leur ferons don
De notre sprint final
Record battu !
La ligne d'arrivée
Pourra bien nous attendre
Encore un million d'années
On a filé par les prés
Pieds nus dans l'herbe tendre
Fallait pas nous pousser.
© Marc Morgan.
Droits
réservés.
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