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Steve Albini : Spartacus

Un article de Yannick Bourg sur Steve Albini paru dans Les Inrockuptibles n° 45, mai 1993.

Steve Albini

Cet article, datant de la période lointaine où le magazine Les Inrockuptibles s’intéressaient prioritairement à la musique, est reproduit ici sans autorisation. Si cela gêne quelqu’un, je le retirerai.

Spartacus.

Guitariste terroriste, compositeur, chanteur, critique, auteur de nouvelles, ingénieur du son, grande gueule, provocateur, multimaniaque inspiré, Steve Albini, 30 ans à peine, a déjà , presque tout fait. D’abord théoricien naïf mais précurseur de la déferlante grunge avec Big Black, il se cache désormais derrière la production de disques qui font du bruit : Surfer Rosa des Pixies, Seamonsters de Wedding Present ou les prochains Nirvana et P] Harvey.

Par Yannick Bourg. Photo Richard Bellia.

De cette trempe, ils sont peu nombreux. Fugazi, Henry Rollins, Billy Childish, Sexton Ming, Wreckless Eric… En France, les Thugs, peut-être. “Je suis le Rien créateur. le Rien dont je tire tout”, écrivait Max Stirner. Bon pour les héros rock ordinaires, ça. Les simples, doués, fiers et droits, toujours. Arrogants, souvent. Avec une éthique chevillée à l’âme et une indépendance d’esprit qui peut pousser à l’autodestruction. Dans une lettre rageuse adressée au magazine Forced exposure, qui explore les forces vivaces de l’underground, il explicite sa vision. “L’excentricité et les tendances asociales – incluant l’abus de drogues pour ceux qui en ont besoin – sont à encourager”. Un programme qu’il s’est toujours efforcé d’appliquer, avec ses nuances. “L’art, la musique, la littérature n’ont pas forcément à être agressif pour être intéressants, mais il n’y a rien de mauvais à l’être. Toute réponse émotionnelle est valable, tout ce qui amène une réponse émotionnelle a accompli son oeuvre. Le but est de s’élever au-dessus de l’information.”

Dernier gladiateur.

Le rock américain avait semé Hüsker Dü, Minor Threat, Minutemen, Black Flag. Les grosses compagnies ont récolté Sonic Youth, Pixies, Dinosaur Jr, Ministry. À l’heure de la dépression post-Stooges (Nirvana, Mudhoney…) ou des boiseries de REM, une flopée de groupes qui font du bruit se réclament de l’influence de deux trajectoires : Black Flag avec Henry Rollins et Big Black avec Steve Albini. Aussi opposés que complémentaires. Les deux mètres étalon du fracas absolu : Rollins, le dernier gladiateur comme l’appelle un de mes amis, Spartacus gonflé rock’n’roll qui défie le business dans sa fosse. Et Albini, avec sa bobine de Rick Moranis (le lutin binoclard qui se métamorphosait en créature méphitique dans SOS Fantômes), stoïque et obstiné dans son armure d’intransigeance. Albini ne se fait guère d’illusions sur la scène musicale : “La façon dont l’industrie musicale se conduit est absolument pitoyable. Si je compte bien, je pense qu’il y a quatre personnes – et pas quatre labels – qui n’ont pas une démarche honteuse.”

Sa découverte du punk-rock dans un coin du Montana fut décisive. “J’aime la musique qui me surprend. J’avais le même sentiment à 6 ans quand j’ai écouté les Ramones. J’aime ce qui est en marge de la dominante musicale. Une musique avec beaucoup d’intégrité, dans les principes et dans l’exécution créative.” Converti, passionné, il se lance à la recherche de tous les disques qu’il peut trouver : Killing Joke, Pere Ubu, Chrome, Cabaret Voltaire, Residents sont des révélations. Quand il émigre à Chicago en 1980, cet admirateur de Sade (“Comme tout le monde au collège, je l’ai apprécié parce que c’était si différent de la culture populaire, cette sorte de violence obsessionnelle, comme chez Burroughs”) est un mordu qui défend ses goûts radicaux dans le fanzine du collège. Avant d’entrer à la Northwest University pour y étudier le journalisme : “Alors que la plupart des adolescents étaient obsédés par une vie glamoureuse – rock-star, vedette de cinéma -, mon obsession était de devenir journaliste punk-rock. La tradition journalistique américaine et le punk-rock, très excitant et frais, étaient les deux choses qui m’intéressaient le plus. ”

En décembre 82, âgé de 19 ans, il enregistre à la maison son premier manifeste électrique, Lungs. Il boucle les six titres sur un 4 pistes, avec sa guitare et une boîte à rythmes, pour “le prix d’une caisse de bières”: Ce retranchement n’est pas un choix délibéré, mais une incapacité à trouver d’autres musiciens motivés par les mêmes idées. Idées qui avaient provoqué son exclusion de son premier groupe new-wave, Stations. Il veut s’écarter des deux axes musicaux dominants : la “new-wave pseudo-commerciale” et le “glue-sniffing punk-rock”. Albini s’offre donc le sapin de Noël rock de ses rêves tordus : un tronc industriel dur (la boîte à rythmes), des branches de guitare sidérurgiques, le courant branché sur l’usine, des aiguilles rythmiques glacées et des vocaux avec les boules fluorescentes dans la gorge. Dès ses premières lignes, Steelworker donne le ton de l’oeuvre à venir : “Un bon policier est un policier mort/Les seules bonnes lois ne sont pas appliquées”. Rétrospectivement, Albini déplore les influences trop identifiables – riffs de Killing Joke, Siouxsie & The Banshees. Notons plutôt les inflexions du Alan Vega de Suicide dans Dead Billy.

Steve Albini

Folie ordinaire.

Après son effort solitaire, Santiago Durango, guitariste, et Jeff Pezzati, bassiste qui chante aussi avec les Naked Raygun, se joignent à Albini. Un an plus tard, Bulldozer met en place le Big Black équilibriste. Celui du chaos et des thèmes scandaleux : voyeurisme, violence, “white dogs” (ces chiens dressés pour tuer les Noirs, comme dans le film de Samuel Fuller du même nom). Les failles techniques d’Albini (”Si j’étais invité à une jam-session, je ne saurais pas quoi faire”) lui permettent de créer sa propre identité – riffs obsessionnels du serpent qui se mord la queue. “Je n’utilise pas la guitare de façon conventionnelle.” Albini est un faiseur de sons comme il y a des faiseurs de pluie. Il pleut des cordes barbelées dans des éclairs d’orage magnétique.
Lungs et Bulldozer sont sortis sur un label coopératif de Chicago, Ruthless, où s’illustrent déjà The Effigies et Naked Raygun. En 84, Dave Riley remplace Jeff Pezzati, trop occupé. La formation en trio est définitive, la boîte à rythmes imposée. Racer X et ses six nouveaux titres sortent en 84 chez Homestead Records. The Hammer party, qui compile les trois maxis, énonce les titres couperets : Steelworker, Crack, Rip, Cables, Texas, Seth, Shotgun, Sleep!. Albini a toujours pris un malin plaisir à dénigrer ses paroles et se vante de ne jamais chanter pendant les répétitions. “Le sujet littéral des chansons n’a pas autant d’importance que l’atmosphère, les sentiments, l’impact émotionnel de ce qui est dit… Certaines vieilles chansons folk archaïques utilisent un jargon, un argot incompréhensible aujourd’hui ; mais ce style qui n’a plus de sens est encore valable au niveau émotionnel.”

Comme il prend soin de ne pas imprimer les paroles – parce qu’il les change en concert -, l’oreille étrangère peine à tout saisir, tant les modulations de la voix masquent le propos. Mais on a peur. Certains dénoncent déjà le “nihilisme” de Big Black. On rit jaune quand on sait que les penseurs américains préfèrent lui substituer le terme d’ “irrationnalisme français”, pour désigner quelque chose d’étranger à l’Américain. Bref, “ça” dérange. “C’est mon but… C’est l’impression qui compte, un incident social, politique, une expérience émotionnelle. Le sujet n’est pas si important – on peut écrire de façon enthousiaste sur des centaines de thèmes.”

Atomizer, premier véritable album en 85, marque le commencement d’une reconnaissance plus large. La lecture des notes de pochette fait sauter les agrafes des points de suture et rouvre les plaies sociales.
“Chaque jour, les petits garçons doivent se lever et aller jusqu’à l’arrêt de bus avec leur papa qui leur a forcé la bouche la nuit précédente et ils doivent grimper dans le bus avec ce conducteur qui leur a frictionné les cheveux avec sa merde et dire “oui, maman” à la femme qui les a forcés à la lécher la nuit précédente.”

Albini est bien le digne petit-fils du délétère Jim Thompson, le rejeton impur de Bukowski (on pense plus d’une fois aux Contes de la folie ordinaire), alors que littérairement il revendique une tout autre filiation : Ring Lardner, Ambrose Bierce, Mark Twain, Raymond Carver, Norman Maclean – l’auteur de La Rivière du sixième jour, porté à l’écran par Robert Redford. “J’ai écrit quelques nouvelles publiées dans des magazines, et ça intéressait un éditeur de les rassembler en volume, mais je ne veux pas. J’ai trop peur de me retrouver chez quelqu’un et de voir mon bouquin à côté de ceux de Lydia Lunch, Henry Rollins ou Nick Cave. Quel cauchemar ! Ils veulent être reconnus comme des artistes, des écrivains… Ils ont un problème d’ego et d’ambition. Je suis assez satisfait d’avoir fait partie d’un groupe de rock, ça ne m’embête pas de ne pas être pris au sérieux par la communauté artistique culturelle.”

Retour au rock primal : les cris d’intro pervers du premier morceau, Jordan Minnesota, ne rassurent pas, c’est un détournement de mineur, on entend des halètements vicieux. “On fait c’ qu’on aime’; brrr… Les guitares font des bruits de braguettes qui s’ouvrent en grinçant, Big Black a inventé le snuff-rock, les gamins ne rigolent plus. Kerosene, c’est l’irruption de Dennis Hopper dans Blue Velvet, l’animal humain malade, la plongée dans la folie du sexe, de la came et de la pyromanie pour échapper à l’ennui des cités et aux ténèbres de l’aliénation. “Feel my fists of love/Fists of love ” (Sens mes poings d’amour), avec ce love terminal : jamais des guitares n’ont été aussi obscènes, terrifiantes. Des dents claquent encore.

Big Black se séparera en 87, après Songs about fucking et sa dédicace intérieure ”aux groupes qui n’écrivent pas de chansons d’amour”. Sa pochette suggestive, le graphisme nippon de manga, ce visage androgyne renversé, en sueur, yeux clos, qu’est-ce que c’est ? La douleur ? La jouissance ? Jouissance de la douleur et douleur de la jouissance. Sade corrigé par Suehiro Maruo, l’autodidacte japonais dangereux, censuré, dont la psychopathologie, le sadisme, la pédophilie, la torture, la coprophilie sont autant de fleurs vénéneuses dans le jardin d’Albini. La musique : du bris de craie qui crisse sans arrêt sur le tableau noir des névroses aux frottements de lame contre lame, avant de retourner les couteaux dans la plaie.

Big Black est désormais intouchable. Santiago Durango y voyait l’osmose de trois esprits, Albini acquiesce. “On était synchronisés dans notre comportement, notre perception et notre position de groupe.” Il n’empêche que le sabordage est presque planifié – et inévitable – pour se tenir à l’écart des pressions qui s’additionnent. Un refus de tout et de tous alors que les majors se bousculent pour les signer.

Leurs dernières prestations scéniques sont d’ultimes tentatives pour enrayer la routine des concerts. Ils choisissent des endroits “intéressants” ou “inhabituels”, dont le projet avorté de jouer lors d’une exhibition de serpents à sonnette au Texas. Big Black se contente d’investir une centrale électrique désaffectée à Seattle et de détruire irrémédiablement son matériel à la fin du show, sacrifiant ainsi à la mythologie ritournelle rock’n’roll.

En août 87, ils enregistrent leur dernier concert anglais, lequel donnera l’album live Pigpile, sorti en 92, ainsi qu’une vidéo. Très bonne initiation au monde de Big Black. Albini, très en verve, s’y distingue par ses interventions mordantes entre les morceaux. “C’est une chanson écrite par Jerry Lee Lewis avant qu’il ne tue une de ses femmes”, pour introduire Kerosene. Quand Albini se penche sur le passé, il se montre étrangement laconique. “C’était simple : on savait de quoi on était capables et on le faisait.”

Travaux d’amour.

Steve Albini ne reste pas longtemps inactif. Avec David Sims et Ray Washam, deux anciens Scratch Acid, il remonte un groupe qui s’attire des ennuis illico : Rapeman (Violeur). Un “nom stupide” selon Paul Smith, boss de leur label Blast First. Le mot est si puissant qu’il se retourne contre son créateur, qui ne peut contrecarrer les offensives de ses détracteurs (manifestations, boycotts), y compris au sein de son propre label. Albini verra là une trahison de ses ambitions : “J’aimais ce groupe, les individus, notre musique. Notre disque était prématuré, on n’était ensemble que depuis six mois. Rapeman était meilleur que Big Black : plus puissant, plus original, plus motivant. On jouait la plupart du temps au-dessus de nos possibilités. .. Les futurs groupes respecteront notre façon de faire de la musique, Rapeman était philosophiquement significatif…”

Dommage, parce que 2 Nuns and a pack mule et le maxi Budd sont aussi ses réussites les plus éclatantes. Le groupe survit deux années er disparaît. “L’habituel problème stupide : un désaccord entre deux personnes. Je ne veux pas en dire plus. J’étais fier et heureux avec Rapeman.” Malgré des tirtes explicites comme Superpussy (qui renvoie aux créatures les plus dépravées du dessinateur de comics S. Clay Wilson) ou Kim Gordon’s panties (Les petites culottes de Kim Gordon, de Sonic Yourh), le sens de l’humour, composante essentielle d’Albini, est mal perçu. “C’est toujours le cas pour celui qui n’annonce pas la couleur de ses blagues, qui ne dit pas “attention, je plaisante”. Être capable de se servir de l’humour était pour moi aussi important que les sujets sérieux.”

Depuis, la voix et la guitare d’Albini se sont tues. Mais plutôt que de reprendre les petits boulots qu’il n’avait jamais lâchés du temps de Big Black, il endosse la défroque de producteur et officie désormais derrière les consoles du studio 24 pistes qu’il a aménagé dans sa maison. “Dans l’industrie musicale, il y a des gens qui s’appellent eux-mêmes producteurs. La majorité d’entre eux sont peu scrupuleux. Ça ne les intéresse pas de faire de bons disques ou d’aider les groupes. Le profit est la raison de leur présence. Tu peux très bien vivre si tu enregistres un tas de groupes pour un tas de majors. Le salaire standard d’un producteur est trop élevé. Je ne suis pas attiré par la somme d’argent que je peux en tirer. Je veux être fier de ce que je fais.”

Dans son studio ouvert à tous – avec une préférence marquée pour les jeunes groupes, ce qu’il appelle gentiment ses “travaux d’amour” -, il n’arrête pas. Avec les limites qu’il s’est fixées et son pragmatisme. “Même quand je jouais, j’enregistrais, comme un hobby, mais aussi pour aider mes amis ou d’autres groupes. Je n’y avais pas d’intérêt professionnel, c’était pour m’impliquer socialement dans la scène musicale. Depuis la séparation de Rapeman, je suis assez occupé comme ingénieur du son ou producteur, mais ce n’est pas si intéressant que ça.”

Producteur efficace er sourcilleux qui sait que l’économie est omnipotente, Albini tient ses comptes et détaille ses fiches de salaire. Une autre manière d’indiquer ses préférences, quand “une heure d’un homme est devenue un homme d’une heure” (Jean-Patrick Manchette). Il précise d’emblée ses choix. “Slint ou Mudhead, j’y laisserais de l’argent. Je le ferais gratuitement pour Fugazi ou The Didjits, Shadowy Men On A Shadow Planet et Jesus Lizard devraient payer les amuse-gueule. La plupart paient entre 150 et 450 dollars par jour. “Soit, Jesus Lizard : 1 dollar, Tad : 600 dollars, Breeders : 4 000 dollars, Pixies : 5 500 dollars, The Wedding Present : 13 760 dollars.

Dans un remarquable article où Albini avoue que la plupart du temps il n’y a “rien de spécial” à dire sur son job, il égratigne au passage ses petits camarades du rock indépendant, les Pixies: “Leur bonne volonté” d’être guidés “par leur manager, maison de disques et producteurs est sans pareille.” Et il ajoute qu’il a ”taillé au rasoir dans leurs chansons” ; ou à propos de The Wedding Present, sous une amabilité de surface: “Ce sont vraiment des chics types. Si gentils qu’ils peuvent sortir avec votre soeur.”

Obsédé des guitares – il passerait des journées à les enregisrrer pour repousser le moment de passer aux vocaux -, sa conception d’un son cru, lourd et agressif ne nécessite ni complications techniques, ni abondance de marériel. Pussy Galore, Pixies, Breeders, Head Of David, Gore, The Wedding Present, Silverfish, Ur, Killdozer, Flour, Tad figurent à son tableau de chasse. Et d’autres groupes, à la demande d’Albini, ne le mentionnent pas sur la pochette. “Que Dieu bénisse ceux qui ont respecté mon anonymat… ”

On attend le second album de PJ Harvey. “Il a été terminé juste avant Noël. Je ne sais pas pourquoi elle m’a choisi, je ne le lui ai jamais demandé. Mais je sais qu’une personne avec qui j’ai travaillé a essayé de la convaincre que c’était une mauvaise idée. Les gens de l’industrie musicale anglaise considèrent PJ Harvey comme une fleur fragile, pensent qu’elle doit être protégée de tout le monde, ce qui est plutôt ridicule. Elle est forte, intelligente et contrôle parfaitement sa vie. Tout le monde a l’air excité par sa poitrine sur la pochette, par ses chansons sur le sexe, mais moi, ça ne m’intéressait pas autant que son jeu de guitare. C’est vraiment une bonne guitariste.” Hier, PJ Harvey. Et aujourd’hui, c’est Nirvana qui trime dans le studio d’Albini.

Mais le producteur reste avant tout un créateur. Sa participarion au John Spencer Blues Explosion – incroyable groupe qui a réinjecté l’âpreré hardcore dans le rock’n’roll le plus sauvage- le prouve.
Mauvaise nouvelle : on l’attend toujours pour une nouvelle bataille sonore de son cru. Sur les raisons de son retrait anticipé et son impossibilité de réintégrer l’arène rock, il est catégorique. “Je suis réaliste. Il faut accepter qu’il y a des choses qui m’empêchent de faire ce que je veux. Me confronter à cette réalité, c’est reconnaître ma responsabilité. Être dans un groupe de rock me donnait une satisfaction inégalée, mais j’ai perdu tant de temps et d’énergie à m’extirper du rock que je me demande si j’aurai la force d’y revenir. Pourtant, c’est ce que je fais de mieux.”

Tours répugnants.

Dans le monde électro-alimentaire du rock’n’roll, Albini reste le geek que l’argot américain a défini ainsi : “Bateleur d’attraction foraine ou de cirque, considéré comme un monstre, qui accomplit, pour épater le badaud, des tours répugnants qu’une personne normale se refuserait à faire, ainsi manger ou avaler des animaux vivants. Le geek figure au plus bas échelon de l’échelle du monde forain, qui le considère comme dégénéré ou mentalement dérangé. Un pervers ou toute personne qui ferait n’importe quoi pour de l’argent afin de satisfaire ses instincts pervertis”.

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Liens.

  • “Steve Albini : Sound Engineer Extraordinaire” sur SoundOnSound.
  • “Steve Albini interview” for “Art of Record Production Conference” at Leeds Metropolitan University.
  • One Response to “Steve Albini : Spartacus”

    1. X.Y.Zèbres » Blog Archive » Steve Albini : ma petite entreprise Says:

      […] Video (11) « Steve Albini : Spartacus […]

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